Les Échos Week-end – Gérer votre argent : pas de rendement sans risque – 03/12/2017

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Philippe-Michel LABROSSE, Vice-président du groupe Crystal-Expert & Finance, est intervenu dans un article publié le 03/12/2017 dans Les Échos Week-end. L’article, intitulé « Gérer votre argent : pas de rendement sans risque », traite de la nécessité pour les Français d’exposer leur épargne à un minimum de risques pour pouvoir obtenir de bons rendements.

 
Les Échos Week-end - Gérer votre argent : pas de rendement sans risque - 03/12/2017

Nous vous proposons de retrouver ci-dessous quelques extraits de l’article et notamment les citations de Philippe-Michel LABROSSE :

[…] Assurance-vie en berne, mais des solutions

Comme le fait remarquer Philippe-Michel Labrosse, vice-président du groupe Crystal-Expert et finance, autre important cabinet de gestion de patrimoine (2,6 milliards d’euros d’encours conseillés), « la fin du fonds en euros traditionnel est, pour le métier, un énorme défi à relever et en même temps c’est là l’occasion d’éduquer et de conseiller nos clients et non de vendre simplement un produit ». En réalité, ce n’est pas l’assurance-vie qui est à bout de souffle mais le fonds dit « en euros » (avec garantie). Ce placement favori des épargnants a un rendement quasi nul net d’inflation, c’est-à-dire en termes de protection du pouvoir d’achat. Car de fait, si vous achetez votre maison à crédit à 1%, il en est de même pour l’État et les entreprises qui empruntent, des emprunts achetés… par votre assureur ! La boucle une fois bouclée, et une fois défalqués les frais de gestion (en moyenne 0,9% par an), il ne reste que peu de chose en caisse excepté, pour la société d’assurance, le matelas constitué par le passé à des taux plus élevés. Cette année, les taux des fonds en euros vont être de l’ordre de 1 à 2%, ce qui au final, net d’inflation (1,1% en rythme annuel actuellement) et de prélèvements sociaux (17,2%), ne laisse que des miettes à l’épargnant.

« La martingale absolue du fonds en euros, c’est fini, bienvenue dans le monde du risque ! » s’exclame Philippe-Michel Labrosse. Pour espérer faire fructifier votre capital, vous devez accepter d’être un peu plus téméraire en vous diversifiant sur l’éventail de fonds boursier ou immobilier proposés par l’assureur : votre capital n’est plus alors exprimé en euros mais en parts de fonds, à savoir en unités de compte (UC ). « L’érosion continue et durable des rendements d’assurance-vie impose dès aujourd’hui des allocations d’actifs différentes, plus exposées aux actifs réels, aux placements privés et aux actions. Le private equity, progressivement référencé par les assureurs, prend une place croissante », recommande Patrick Folléa, directeur délégué de Société Générale Private Banking.

Si vous restez à 100%, il y a peu de chances que le pouvoir d’achat de votre capital soit protégé. Voici une solution astucieuse pour y remédier. Vous disposez de 10 000 euros et vous voulez, en nominal, retrouver ce même montant dans dix ans ? Il vous suffit de verser 8 600 euros et vous obtiendrez 10 000 euros à l’échéance (sur la base d’une hypothèse de rendement de 1,5%). Et investissez les autres 1 400 euros sur un fonds boursiers ou immobiliers. La performance monte à 22,6% au lieu de 16% sur la base d’une hypothèse de progression annuelle de 5% de ce fonds. Imaginons cependant que vos 1 400 euros, bousculés par un krach boursier, fondent de 20%, soit 1 120 euros. La performance globale resterait quand même au final de 11,1% ! […]

Source : LES ÉCHOS WEEK-END | 03/12/2017 | Par Jean-Denis Errard