La dette de la France

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Nov

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Au 30 septembre 2014, la dette de la France a dépassé les 2000 milliards d’euros…Mais c’est quoi la dette ?

La dette correspond au besoin de financement de l’Etat. Ce besoin résulte de la différence annuelle entre ses recettes (impôts et taxes, dividendes sur participations…) et ses charges (dépenses budgétaires, prises de participations…). Généralement, cette différence est négative : l’Etat emprunte donc pour financer son déficit et rembourser emprunts et intérêts passés arrivant à échéance.

Le graphique ci-contre illustre parfaitement le taux d’endettement de la France, qui frôlera les 100% sur le 1er trimestre 2015. Imaginez la tête de votre banquier, si vous lui demandez un prêt alors que votre taux d’endettement est proche des 100%…

Evolution de la dette

On dénombre deux sortes de dette : la dette négociable (qui représente 1524 milliards d’€ à fin août 2014), qui circule sous forme d’instruments financiers échangeables sur les marchés financiers (obligations et bons du Trésor) ; et la dette non négociable (qui représente 300 milliards d’€ à fin août 2014), qui correspond aux dépôts effectués sur le compte du Trésor par des organismes tels que les collectivités territoriales, les établissements publics…

La génération des baby-boomers a connu les belles années des 80s, où le montant de la dette s’élevait à « seulement » 100 milliards d’euros. On n’ose imaginer ce que cette somme sera en 2030…

Comment se passe l’émission de cette dette ?
Il existe 3 grandes catégories de titres émis par le trésor :

– les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) pour l’endettement à
long terme (7 à 50 ans)

– les Bons du Trésor à intérêt annuel (BTAN) pour l’endettement à
moyen terme (2 à 5 ans)

– les Bons du Trésor à taux fixe et à intérêts précomptés (BTF)
(moins d’un an)

Sur la tranche à moins d’un an, la dette représente 190 milliards d’€ et celle à moyen et long terme 1334 milliards d’€. 186 milliards sont des titres indexés à l’inflation.

Ces titres sont émis sur le marché primaire (marché qui concerne l’émission de nouveaux titres) sur lequel seuls les SVT (Spécialistes en valeurs de trésors) peuvent intervenir pour les acheter. Dans ces derniers, on peut nommer BNP Paribas, Crédit Agricole, puis d’autres établissements étrangers, tels que, Citigroup, ou JP Morgan.

Les SVT proposent un montant de dette qu’ils souhaitent acheter et le prix qu’ils sont disposés à y mettre, puis l’AFT (l’équivalent de la banque d’un particulier mais à l’échelle de la France) choisit le prix le plus avantageux avec le taux d’intérêt le plus bas. Les montants minimum d’achat se font par tranche de 1 million d’€.

Les titres ainsi acquis par les SVT, peuvent s’échanger sur le marché secondaire (marché des actifs financiers déjà existant). Des clients finaux tels que des particuliers, des institutions financières ou des fonds d’investissements, peuvent détenir ce genre de titres dans leurs portefeuilles.

Espérons que le taux d’emprunt de la France restera sur les niveaux-actuel (1.29% à 10 ans à la mi-octobre), sinon le ratio « dette par habitant » explosera (déjà à fin août 2014, ce dernier était de 29.300€ par habitant !).

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Commentaires

  • 8 juillet 2015

    La dette publique représente aujourd’hui prêt de 98% du PIB…

  • 30 juin 2015

    Merci pour cet article récapitulatif. La dette représente aujourd’hui 97,5% du PIB, c’est un désastre pour l’économie française…

  • 9 juin 2015

    Et la tendance est toujours à la hausse, ça en devient très inquiétant… Pensez-vous que la France parviendra à abaisser ce ratio ?

  • 24 novembre 2014

    Bonjour, bon et bien cela n’est pas très réjouissant. Et quelles sont les solutions pour redresser la barre et diminuer nos dettes qu’elles soient à long, moyen ou court terme ? Merci et à bientôt

    • Julie Consigny
      4 décembre 2014

      Couper dans les dépenses publiques comme au Canada, avec un désengagement dans certaines missions, le licenciement de nombreux fonctionnaires…
      Mettre en place le fameux système de « flexsécurité », comme le modèle Danois (souplesse d’embauche et de licenciement avec des allocations chômage généreuses et une formation continue)
      Réformer le secteur public, comme la Suède etc. Des pistes d’amélioration sont connues, mais comme c’est le gouvernement qui est le seul juge en la matière … 🙂

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